ANDREE CHEDID
Andrée Chedid est née au Caire en 1920, de grands parents libanais maronites. En pension à l’âge de dix ans, elle y apprend l’anglais ainsi que le français, pourtant ses pensées les plus intimes demeurent en arabe. Malgré une adoration pour la danse, elle parvient très tôt à l’écriture. A l’âge de quatorze ans, elle voyage en Europe et découvre de nouvelles
De retour au Caire, elle poursuit ses études à l’université américaine. La préoccupation littéraire ne la quitte plus, c’est ainsi qu’elle commence à écrire des poèmes, qui sont d’abord publiés dans les « Cahiers de l’Est » parus à Beyrouth. Dès l’âge de dix-huit ans, ses deux premiers recueils poétiques sont publiés : «Textes pour une figures» et «Textes pour un poèmes» l’année suivante. Ses recueils, empreints fortement de souvenirs et de ses lectures adolescentes, sont écrits en anglais et sous un pseudonyme avec une initiale (n’y voyez aucune similitude avec son petit-fils). A vingt-deux ans elle se marie avec un grand médecin Louis Antoine Chedid, avec lequel elle aura deux enfants : Michèle et Louis. En 1946, elle s’installe avec sa famille définitivement à Paris et opte pour la nationalité française. En quête de nouveaux horizons, elle s’essaye avec succès dans d’autres genres.
Elle aborde, alors le roman avec «le Sommeil délivré» en 1952, «le Sixième Jour» en 1960, «l’Autre»en 1969 qui ont été tous deux porté à l’écran par Youssef Chahine, « Le message» en 2000 qu’elle dédie à sa petite fille Emilie . Son œuvre romanesque traduit le besoin qu’elle éprouve de retrouver le contact avec le quotidien. La particularité de cette écrivain, c’est qu’elle traite ses romans à la fois comme des faits divers et comme des mythes. Un grand nombre d’entre eux se déroulent en Egypte «Les Marches de sables» «Néfertiti ou le rêve d’Akhnaton» et au Liban «La maison sans racines» d’où cette écriture déchirée et âpre. En effet l’Orient imprègne toute son œuvre d’une sensibilité particulière, qui lui donne fluidité, transparence et douceur. Andrée Chedid a également publié un recueil de nouvelles «A la mort, à la vie» en 1992. Quant à son œuvre théâtrale, elle privilégie celui des luttes sanglantes et dérisoires pour la conquête du pouvoir, mais également celui de la puissance de la vie et de l’amour à travers «Bérénice d’Egypte».Au milieu d’un monde tourmenté, les écrits d’Andrée Chedid respire le calme et la douceur en parvenant néanmoins à aller au fond des choses d’une manière simple et délicate sans jamais céder à la facilité. Titulaire de nombreuses récompenses , elle s’est vu remettre la Bourse Goncourt/Adrien Bertrand de poésie 2002 pour l’ensemble de son œuvre.